EDF a détecté un défaut supplémentaire dans deux de ses réacteurs nucléaires, qui pourrait perturber le calendrier de maintenance de ses centrales. L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclaré la présence de fissures sur les réacteurs nucléaires français, dues à la fatigue thermique dans des conduites d’urgence de la centrale nucléaire de Penly 2 et de Cattenom 3.
Cette découverte intervient quelques jours après la révélation d’une fissure sur le réacteur nucléaire Penly 1. Le phénomène de la fatigue thermique, est bien connu, mais il n’était pas attendu dans cette zone particulière de la tuyauterie.
EDF doit remettre à l’ASN, une stratégie de contrôle révisée dans les prochains jours et doit vérifier 200 soudures dans l’ensemble de son parc. Cela pourrait entraîner des arrêts prolongés de réacteurs et soulever des incertitudes sur la production nucléaire en 2023.
Cette nouvelle complication est un coup dur pour EDF, qui prévoit de prolonger la durée de vie de ses réacteurs de 40 à 50 ans.
Rien ne change le programme de contrôles à court terme, mais EDF devra adapter son programme de maintenances pour inclure les contrôles sur la fatigue thermique, a déclaré le directeur général adjoint de l’ASN. Avec toutes ces fissures, on se demande si les centrales nucléaires ne sont pas en train de se désagréger.
La grande question que tout le monde se pose est : EDF va-t-il réussir à régler les problèmes de fissures des réacteurs nucléaires assez vite pour assurer une production électrique correcte.
Peut-être qu’il est temps d’investir dans des énergies plus sûres et durables ?