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Mix énergétique français 2050 – retour sur les annonces du président

Publié le 11/02/22, par Perrine

Construction de réacteurs et abandon du plan fermeture

Emmanuel Macron a déclaré jeudi vouloir construire jusqu’à 14 réacteurs nucléaires tout en abandonnant son plan de fermeture de 12 unités déjà existantes d’ici 2035.

Il cite “je veux que 6 EPR2 soient construits et je veux lancer les études pour huit EPR2 supplémentaires”. Le plan du président prévoit un démarrage du premier réacteur en 2035.

“Aucune centrale nucléaire ne devrait être fermée à l'exception des centrales avec des problèmes de sécurité” annonce le président qui décide de changer radicalement d’opinion par rapport à la politique de fermeture de 12 réacteurs d’ici 2035, qui visait à réduire la dépendance envers l’énergie nucléaire à 50% contre 70% actuellement.

Le président encourage EDF à étudier la possibilité de prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà des 50 ans réglementaires, en vue des prévisions des demandes d’électricité qui auront augmenté de 60% d’ici le milieu du siècle.

L’État propose aussi d’investir 1 milliard d’euros d’ici 2030 dans le développement de petits réacteurs modulaires (PMR ou encore SMR), dont la puissance serait de 10 à 300 MW. Il y a plusieurs projets de réacteurs PMR dans le monde, mais aucun n’est encore en phase de production.

Expansion massive des énergie renouvelables

Le président fait la promesse de multiplier par dix la capacité solaire prévue pour atteindre 100 GW d’ici 2050. Un objectif ambitieux, aujourd’hui seulement 12,3 GW sont raccordés au réseau.

L’éolien offshore aura aussi sa part belle dans le mix énergétique d’ici 2050, avec environ 40 GW de capacité installée. Le premier parc éolien en mer français devrait entrer en service prochainement.

En vue de l’opposition croissante à l’énergie éolienne terrestre, Emmanuel Macron décide de réduire les objectifs d’installation. La France a pris trop de retard et ne sera pas capable de tenir ses objectifs 2030, finalement l’installation de 37 GW de capacité éolienne terrienne est repoussée à 2050.

Il s'est également engagé à mettre en place une régulation nucléaire pour permettre aux consommateurs français de bénéficier de “tarifs d’électricité stables” qui remplacerait le mécanisme ARENH en vertu duquel EDF vend de l’électricité à un tarif régulé à ses concurrents.

La France a mis en suspens l’été dernier, les discussions avec la Commission européenne concernant une réforme du mécanisme y compris une restructuration controversée d’EDF. C’est pourquoi le pays devrait faire réviser sa feuille de route énergétique l’année prochaine pour tenir compte des changements annoncés ce jeudi.

EDF avait présenté au gouvernement un plan visant à construire trois paires de réacteurs pressurisés européens (EPR) pour un coût estimé à 46 milliards d’euros, avec un premier réacteur mis en service en 2035.

Projet irréaliste ?

Ce projet est jugé irréaliste par certains experts et par un document de travail gouvernemental, révélé en octobre par le média Contexte

La RTE à publié des scénarios de mix énergétique 2050, et les objectifs de capacité nucléaire, par exemple, annoncés par le chef de l’Etat, correspondent au scénario le plus ambitieux et le plus compliqué à tenir.

Jean-Bernard Lévy (PDF d’EDF) annonce à plusieurs reprises qu’il est nécessaire de lancer rapidement le projet de construction afin de maintenir les compétences de la filière.

EDF n’a toujours pas mis en service son premier EPR à Flamanville en raison des retards et des surcoûts. Sa mise en service est désormais prévue pour la fin de l’année 2023, au lieu de 2012 comme c’était prévu initialement.

L’annonce d’Emmanuel Macron sur ce projet intervient deux mois avant l’élection présidentielle, au cours de laquelle les partis de droite, très favorables à l’énergie nucléaire, ont gagné du terrain.

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Il cite “je veux que 6 EPR2 soient construits et je veux lancer les études pour huit EPR2 supplémentaires”. Le plan du président prévoit un démarrage du premier réacteur en 2035.

“Aucune centrale nucléaire ne devrait être fermée à l'exception des centrales avec des problèmes de sécurité” annonce le président qui décide de changer radicalement d’opinion par rapport à la politique de fermeture de 12 réacteurs d’ici 2035, qui visait à réduire la dépendance envers l’énergie nucléaire à 50% contre 70% actuellement.

Le président encourage EDF à étudier la possibilité de prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà des 50 ans réglementaires, en vue des prévisions des demandes d’électricité qui auront augmenté de 60% d’ici le milieu du siècle.

L’État propose aussi d’investir 1 milliard d’euros d’ici 2030 dans le développement de petits réacteurs modulaires (PMR ou encore SMR), dont la puissance serait de 10 à 300 MW. Il y a plusieurs projets de réacteurs PMR dans le monde, mais aucun n’est encore en phase de production.

Expansion massive des énergie renouvelables

Le président fait la promesse de multiplier par dix la capacité solaire prévue pour atteindre 100 GW d’ici 2050. Un objectif ambitieux, aujourd’hui seulement 12,3 GW sont raccordés au réseau.

L’éolien offshore aura aussi sa part belle dans le mix énergétique d’ici 2050, avec environ 40 GW de capacité installée. Le premier parc éolien en mer français devrait entrer en service prochainement.

En vue de l’opposition croissante à l’énergie éolienne terrestre, Emmanuel Macron décide de réduire les objectifs d’installation. La France a pris trop de retard et ne sera pas capable de tenir ses objectifs 2030, finalement l’installation de 37 GW de capacité éolienne terrienne est repoussée à 2050.

Il s'est également engagé à mettre en place une régulation nucléaire pour permettre aux consommateurs français de bénéficier de “tarifs d’électricité stables” qui remplacerait le mécanisme ARENH en vertu duquel EDF vend de l’électricité à un tarif régulé à ses concurrents.

La France a mis en suspens l’été dernier, les discussions avec la Commission européenne concernant une réforme du mécanisme y compris une restructuration controversée d’EDF. C’est pourquoi le pays devrait faire réviser sa feuille de route énergétique l’année prochaine pour tenir compte des changements annoncés ce jeudi.

EDF avait présenté au gouvernement un plan visant à construire trois paires de réacteurs pressurisés européens (EPR) pour un coût estimé à 46 milliards d’euros, avec un premier réacteur mis en service en 2035.

Projet irréaliste ?

Ce projet est jugé irréaliste par certains experts et par un document de travail gouvernemental, révélé en octobre par le média Contexte

La RTE à publié des scénarios de mix énergétique 2050, et les objectifs de capacité nucléaire, par exemple, annoncés par le chef de l’Etat, correspondent au scénario le plus ambitieux et le plus compliqué à tenir.

Jean-Bernard Lévy (PDF d’EDF) annonce à plusieurs reprises qu’il est nécessaire de lancer rapidement le projet de construction afin de maintenir les compétences de la filière.

EDF n’a toujours pas mis en service son premier EPR à Flamanville en raison des retards et des surcoûts. Sa mise en service est désormais prévue pour la fin de l’année 2023, au lieu de 2012 comme c’était prévu initialement.

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