Le programme et équipements prioritaires de recherche (PEPR) d’accélération Technologies avancées des systèmes énergétiques (TASE) a été lancé le 22 mai 2023 à Grenoble. Doté d’un budget de 50 millions d’euros sur 5 ans, ce programme de transition énergétique est piloté par le CNRS et le CEA. Son objectif principal est de résoudre les défis technologiques liés au développement des réseaux d’énergie, en particulier pour intégrer davantage d’énergie renouvelable et des cellules photovoltaïques à haut rendement tout en réduisant leur impact environnemental.
Dans le contexte de la transition énergétique, le PEPR TASE se concentre sur le développement de technologies efficaces pour l’intégration des énergies renouvelables, comme le solaire photovoltaïque et l’éolien, dans les réseaux électriques. L’enjeu majeur consiste à trouver des solutions qui permettent aux réseaux d’accepter une quantité croissante d’énergie renouvelable, tout en répondant aux attentes des différentes parties prenantes sur le plan social, économique et environnemental.
Ce programme repose sur la collaboration et l’engagement des communautés scientifiques ainsi que des établissements publics. Leur participation active permet de définir la vision et les objectifs du PEPR TASE, dans le but de favoriser une transition énergétique durable et efficiente. Avec ses ressources financières et son partenariat entre le CNRS et le CEA, ce programme est bien positionné pour relever les défis technologiques et contribuer à la transformation des réseaux énergétiques vers un avenir plus propre et plus renouvelable.
Les enjeux sociaux et environnementaux de la transition énergétique abordés par le PEPR TASE
Le PEPR TASE un programme de transition énergétique qui ne se limite pas seulement aux enjeux technologiques, il accorde une attention particulière aux enjeux sociaux et environnementaux associés à la transition énergétique. Le modèle actuel de surcapacité de production pour répondre à la demande énergétique doit être repensé afin d’équilibrer constamment la production et la demande d’énergie, tout en prenant en compte les modes de consommation de la société.
De plus, l’installation croissante de parcs éoliens et solaires soulève des questions de concurrence concernant l’utilisation des terres et l’impact sur le paysage. Le PEPR TASE vise à étudier comment la société peut s’organiser et s’approprier cette transition énergétique de manière harmonieuse, en évitant les tensions sociales. Des approches multidisciplinaires seront utilisées, incluant les aspects sociaux, juridiques et économiques, pour assurer une transition énergétique réussie sur le plan sociétal.
« …l’installation de parcs éoliens ou solaires va engendrer une concurrence quant aux usages du paysage, de l’énergie et sur sa répartition (centralisée ou non). Il est clair que, derrière la transition énergétique, il est question d’enjeux sociétaux qui dépassent les choix technologiques. »
Jean-François Guillemoles l’interview avec CNRS(24-05-23)
Enfin, le PEPR TASE se distingue par son double volet axé sur les réseaux d’énergie et les technologies solaires. Sur la partie réseaux, le programme se concentre sur le développement de méthodologies et de technologies permettant l’intégration massive des énergies renouvelables, ainsi que sur la flexibilité et la résilience de la production en fonction de la demande. Du côté des technologies solaires, le PEPR TASE se consacre à l’amélioration de l’efficacité, à la réduction de l’impact environnemental et à l’accélération de la mise en œuvre des innovations, notamment en explorant les cellules solaires de type tandem qui combinent le silicium et la pérovskite.
PEPR d’accélération Technologies avancées des systèmes énergétiques (Tase)
- Co-pilotes : CNRS / CEA
- Budget : 50 millions d’euros
CNRS Info dans l’interview avec Jean-François Guillemoles, coordinateur du projet pour le CNRS (Professeur à l’Université Grenoble Alpes et chercheur dans l’équipe systèmes et réseaux électriques du Laboratoire de Génie électrique de Grenoble (CNRS/UGA), Directeur du Pôle de recherche Physique Ingénierie Matériaux de l’UGA.)