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Les enjeux clés de la COP27

Publié le 08/11/22, par Perrine

La COP27 se déroule du 06 au 18 novembre 2022 en Égypte, voila maintenant six ans que les conférences des parties sur le climat n'avaient pas quitté l'Europe.
L'objectif de cette conférence est de discuter des moyens à mettre en place pour lutter contre le réchauffement climatique ainsi que de vérifier leur mise en œuvre. Cette année, l'événement s'ouvre dans un contexte géopolitique tout particulièrement tendu à cause de la guerre en Ukraine.

Les catastrophes climatiques se succèdent :

  • vague de chaleur et feux de forêt en Europe
  • canicule record en Inde
  • inondations dévastatrices au Pakistan et au Nigéria
  • sécheresses intenses dans l'Est de l'Afrique
  • des ouragans aux États-Unis

La COP26 était focalisée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, cette année l'objectif se concentrera sur l'adaptation au changement climatique et la justice climatique.

Les engagements budgétaires des pays riches au cœur des débats

La COP27 est basée sur une présidence africaine, donc le sujet au cœur des débats est la justice climatique.
Même si les pays du G20 sont responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, les plus impactés sont les pays pauvres. En 2009, les pays développés se sont engagés à mobiliser chaque année 100 milliards de dollars à partir de 2020 pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique. Sur l'année 2020, seulement 83.3 milliards de dollars ont été versés.

Selon le rapport d'Oxfam, près de 70 % des financements publics versés seraient en réalité des prêts sont destinés en majorité aux pays à revenus moyens plutôt qu'aux pays pauvres.

"Se targuer d'une solidarité envers les pays les plus vulnérables au changement climatique alors que l'on fournit des montants largement insuffisants et que l'on contribue à leur endettement est injuste et contribue à saper la coopération internationale en matière climatique"

Guillaume Compain, chargé de la campagne climat et énergie pour Oxfam

Le financement des pertes et des préjudices

Certaines conséquences du changement climatique sont irréversibles, l'adaptation ou l'atténuation de la crise n'y fera rien. Les pays en développement veulent que les pertes et les préjudices soient compensés par des financements spécifiques.

Les pays industrialisés comme les États-Unis et la France, qui sont en tête de liste, ont toujours refusé. Mais ils sont quand même ouverts à la discussion, d'autant plus que lors de la COP26, l'Écosse et la Wallonie se sont engagées à verser un million d'euros aux pays les plus vulnérables pour faire face aux pertes et aux préjudices.

Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres

Quels sont les mécanismes financiers à adopter ? Certains États sont pour la création d'un Fond dédié, qui serait complémentaire à l'aide au développement ou à l'aide humanitaire. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a appelé à taxer les superprofits des industries des énergies fossiles. L'idée d'une réforme plus globale du système financier sera aussi mise sur la table.

Le montant à allouer à l'adaptation

D'après le dernier rapport de l'ONU, d'ici 2030, entre 160 et 340 milliards de dollars seront nécessaires chaque année pour s'adapter au changement climatique. Mais selon le rapport d'Oxfam, les deux tiers des financements sont aujourd'hui consacrés à l'atténuation.
Lors de la COP26, les États industrialisés se sont engagés à doubler leurs financements destinés à cette adaptation entre 2019 et 2025. Ce montant va devoir passer de 20 à 40 milliards d'euros.

« Les progrès accomplis dans la réalisation de cette promesse seront particulièrement importants pour les pays africains en première ligne face aux évènements climatiques extrêmes et pèseront lourdement sur le succès de la COP27 »

Analyse de l'Institut du développement durable et des relations internationales, IDDRI

La réduction des émissions de gaz à effet de serre

Le Pacte de Glasgow a laissé une année supplémentaire aux États pour rehausser leurs engagements bien trop insuffisants fixés en novembre 2021. Seulement 24 pays l'ont fait, l'Europe qui s'était engagée l'année dernière à réduire ses émissions de 55 % pour 2030, n'en fait pas partie.
Un rapport de l'ONU dénonce l'inertie des pays du G20 qui ne pourront pas être en mesure de tenir leurs promesses pour 2030 sans une action renforcée.

Les nouveaux engagements pris par les 24 permettront d'inverser la tendance : de passer la hausse de 5 % des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 à une baisse de 0.3 % des gaz à effet de serre.

Mais pour pouvoir respecter l'Accord de Paris et limiter le réchauffement à 1.5 °C, ces émissions doivent diminuer de 43 % à l'horizon 2030

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La COP27 se déroule du 06 au 18 novembre 2022 en Égypte, voila maintenant six ans que les conférences des parties sur le climat n'avaient pas quitté l'Europe.
L'objectif de cette conférence est de discuter des moyens à mettre en place pour lutter contre le réchauffement climatique ainsi que de vérifier leur mise en œuvre. Cette année, l'événement s'ouvre dans un contexte géopolitique tout particulièrement tendu à cause de la guerre en Ukraine.

Les catastrophes climatiques se succèdent :

  • vague de chaleur et feux de forêt en Europe
  • canicule record en Inde
  • inondations dévastatrices au Pakistan et au Nigéria
  • sécheresses intenses dans l'Est de l'Afrique
  • des ouragans aux États-Unis

La COP26 était focalisée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, cette année l'objectif se concentrera sur l'adaptation au changement climatique et la justice climatique.

Les engagements budgétaires des pays riches au cœur des débats

La COP27 est basée sur une présidence africaine, donc le sujet au cœur des débats est la justice climatique.
Même si les pays du G20 sont responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, les plus impactés sont les pays pauvres. En 2009, les pays développés se sont engagés à mobiliser chaque année 100 milliards de dollars à partir de 2020 pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique. Sur l'année 2020, seulement 83.3 milliards de dollars ont été versés.

Selon le rapport d'Oxfam, près de 70 % des financements publics versés seraient en réalité des prêts sont destinés en majorité aux pays à revenus moyens plutôt qu'aux pays pauvres.

"Se targuer d'une solidarité envers les pays les plus vulnérables au changement climatique alors que l'on fournit des montants largement insuffisants et que l'on contribue à leur endettement est injuste et contribue à saper la coopération internationale en matière climatique"

Guillaume Compain, chargé de la campagne climat et énergie pour Oxfam

Le financement des pertes et des préjudices

Certaines conséquences du changement climatique sont irréversibles, l'adaptation ou l'atténuation de la crise n'y fera rien. Les pays en développement veulent que les pertes et les préjudices soient compensés par des financements spécifiques.

Les pays industrialisés comme les États-Unis et la France, qui sont en tête de liste, ont toujours refusé. Mais ils sont quand même ouverts à la discussion, d'autant plus que lors de la COP26, l'Écosse et la Wallonie se sont engagées à verser un million d'euros aux pays les plus vulnérables pour faire face aux pertes et aux préjudices.

Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres

Quels sont les mécanismes financiers à adopter ? Certains États sont pour la création d'un Fond dédié, qui serait complémentaire à l'aide au développement ou à l'aide humanitaire. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a appelé à taxer les superprofits des industries des énergies fossiles. L'idée d'une réforme plus globale du système financier sera aussi mise sur la table.

Le montant à allouer à l'adaptation

D'après le dernier rapport de l'ONU, d'ici 2030, entre 160 et 340 milliards de dollars seront nécessaires chaque année pour s'adapter au changement climatique. Mais selon le rapport d'Oxfam, les deux tiers des financements sont aujourd'hui consacrés à l'atténuation.
Lors de la COP26, les États industrialisés se sont engagés à doubler leurs financements destinés à cette adaptation entre 2019 et 2025. Ce montant va devoir passer de 20 à 40 milliards d'euros.

« Les progrès accomplis dans la réalisation de cette promesse seront particulièrement importants pour les pays africains en première ligne face aux évènements climatiques extrêmes et pèseront lourdement sur le succès de la COP27 »

Analyse de l'Institut du développement durable et des relations internationales, IDDRI

La réduction des émissions de gaz à effet de serre

Le Pacte de Glasgow a laissé une année supplémentaire aux États pour rehausser leurs engagements bien trop insuffisants fixés en novembre 2021. Seulement 24 pays l'ont fait, l'Europe qui s'était engagée l'année dernière à réduire ses émissions de 55 % pour 2030, n'en fait pas partie.
Un rapport de l'ONU dénonce l'inertie des pays du G20 qui ne pourront pas être en mesure de tenir leurs promesses pour 2030 sans une action renforcée.

Les nouveaux engagements pris par les 24 permettront d'inverser la tendance : de passer la hausse de 5 % des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 à une baisse de 0.3 % des gaz à effet de serre.

Mais pour pouvoir respecter l'Accord de Paris et limiter le réchauffement à 1.5 °C, ces émissions doivent diminuer de 43 % à l'horizon 2030


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